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Le Patrimoine de Vaux-sur-Mer

Inventaire du Patrimoine

Conduit par la Région Poitou-Charentes, un inventaire du patrimoine a été mené à Vaux-sur-Mer par Monsieur Yannis Suire, conservateur du patrimoine. Une opération d'inventaire consiste à recenser et étudier les biens culturels qui constituent le patrimoine d'un territoire, de l'Antiquité aux années 1960 : les paysages, l'habitat, les bâtiments religieux, les châteaux, les traditions orales... Chacun des éléments étudiés (grâce à l'observation sur le terrain, les témoignages recueillis et les recherches dans les archives) fait l'objet d'un dossier documentaire illustré, accessible à tous.

Cet inventaire a été réalisé d'octobre 2014 à avril 2015. Il a permis d'identifier 153 éléments du patrimoine (maisons et villas depuis la fin du 19e siècle jusqu'au début du 21e, anciennes fermes, moulin, objets...), illustrés par 737 images. 

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous trouverez le détail de l'inventaire du patrimoine :

https://inventaire.poitou-charentes.fr/operations/estuaire-de-la-gironde/61-communes/628-vaux-sur-mer

 

Vaux-sur-Mer

Le chemin littoral de Vaux-sur-Mer, serpentant sur la falaise entre les plages de sable fin et les criques, longe l’estuaire de la Gironde sur plus de deux kilomètres, entre Saint-Palais-sur-Mer et Royan. Le bourg initial se situe à l’extrémité du vallon de Nauzan, sur une hauteur protégée des tempêtes, autour d’une abbaye fondée en 1075.

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code Vaux-sur-Mer

 

 

La plage de Nauzan 

Elle est formée d’un cordon dunaire venu fermer le marais qui s’étend, au creux du vallon, du pied de l’église Saint-Etienne jusqu’à la mer. De part et d’autre de la plage de sable, la falaise rocheuse se dresse couverte d’une végétation abondante, notamment vers le sud (à gauche de la plage en regardant la mer), dans le bois des Fées, parcouru en lisière par le chemin de Douaniers. Les plantations de pins du XIXe siècle ont stabilisé les sables et le passage d’un tramway reliant Saint-Georges-de-Didonne à la Grande Côte en 1897 a entraîné la construction d’un quai bordant la plage et devenu un vaste lieu de promenade piétonnière.

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code La Plage de Nauzan 

 

 

Le Temple

Le Temple de Vaux-sur-Mer a été reconstruit de 1841 à 1848 sur l’emplacement de l’ancien temple de la « Religion Prétendue Réformée », démoli en 1683, à la suite des persécutions exercées contre les huguenotspar le pouvoir royal, depuis le siège de La Rochelle de 1628. Après la Révocation de l’édit de Nantes en 1685, aucun temple n’avait échappé à la destruction. Bravant les brimades et les conversions forcées, les foyers du protestantisme subsistaient dans les « Assemblées du désert » et les « maisons d’oraison » clandestines. Après le Concordat de 1801 et le rétablissement d’une véritable liberté de conscience, la communauté protestante reconstruit ses lieux de culte dans tous les villages de la presqu’île d’Arvert.

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code Le Temple

 

 

L'Hôtel de Ville

L’Hôtel de Ville de Vaux-sur-Mer est installé depuis 1994 dans un manoir du XVIIe et XVIIIe siècle, situé au cœur d’un parc, à proximité de l’église. La tradition populaire le désigne sous le nom de « Logis de l’abbé ». Un linteau de porte en réemploi présente une inscription datée de 1648 : «  Qui rit et mord, qui médit et rapporte n’entre céans : je lui défends la porte ». Ce manoir fut habité par Frédéric Garnier, maire de Royan à la Belle époque, et son héritière en fit don à la ville de Royan en 1972, ainsi que la ferme attenante et le parc de 12 hectares. Suivant les conditions du legs, une maison de retraite occupe aujourd’hui les bâtiments de la ferme. Par la suite, le manoir, les chais et le parc ont été donnés par la ville de Royan à la commune de Vaux-sur-Mer. Les anciens chais du manoir ont été transformés en espace multimédia, la salle Equinoxe, dévolue aux concerts, conférences et expositions.

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code L'Hôtel de Ville 

 

 

Le Parc de la Mairie

Les moines de l’abbaye Saint-Etienne possédaient un vaste domaine réservé s’étendant de l’église abbatiale jusqu’à la mer, et acquis au fil des ans grâce aux donations des fidèles soucieux du salut de leur âme. Un manuscrit du XIIIe siècle mentionne les différentes parcelles concédées, champs, prés, vignes, mattes ou jardins potagers, étangs au bas de l’église, à Cérienne, Bernezac, bois du Défens. Ce domaine fut en partie aliéné au cours des guerres de Religion puis les terres confisquées à la Révolution.

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code Le Parc de la Mairie 

 

 

La Place du Marchè

Lieu de vie au centre du bourg, la place du Marché entoure le bâtiment des Halles, adossé au Temple, et dessert les nombreux commerces d’alimentation, banques, agences, services… jouxtant le rond-point où murmure un triple jet d’eau. Du 1er juillet au 31 août, un marché quotidien réunit les marchands sous le couvert des Halles et sous les étals bariolés, à l’extérieur. Hors saison, le marché se tient les mardis et samedis matins.

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code La Place du Marchè 

 

 

L'église Saint-Etienne

L’église Saint-Etienne est le dernier vestige d’une abbaye bénédictine fondée en 1075. Martin, le premier abbé, venait de l’abbaye de Maillezais (Vendée). L’abbaye de Vaux possédait des prieurés à Saint-Sordelin, Saint-Palais, Saint-Augustin, Saint-Sulpice, Thaims, Arces, Grayan, Langoiran, ainsi que l’atteste le Cartulaire de Vaux, manuscrit conservé à la BNF (Bibliothèque Nationale de France). Prospère au XIIIe siècle, avec 3000 florins d’or (360 000 euros) de revenu, l’abbaye est ruinée par la Peste noire de 1348, les guerres de Cent Ans et de Religion mais un abbé y est nommé par le roi jusqu’à la Révolution.

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code L'église Saint-Etienne

 

 

La Résidence de Rohan 

Située au cœur du bois des Fées, à deux pas de la plage de Nauzan, la résidence de Rohan, hôtel de charme classé trois étoiles, a été aménagée dans les communs d’un château que voulait construire le marquis de Verteillac au XIXe siècle. Sa fille, la duchesse Herminie de Rohan, a transformé le nom du « bois du Défens» en « bois des Fées». Ce bois du Défens, où il était interdit aux manants de pénétrer au Moyen Âge, a été donné en 1198 à l’abbaye Saint-Etienne de Vaux, avec « ses arbres, ses buissons, ses pierres et ses lapins ». Rien ne vient troubler le calme du lotissement créé en 1925, domaine privé où la circulation est interdite, hormis pour les propriétaires des élégantes villas.

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code La Résidence de Rohan 

 

 

Le Chemin des Douaniers

La surveillance des mers contre les incursions des Vikings, aux IXe et Xe siècles, entraîne la construction de forteresses sur les hauteurs, confiées à des hommes d’armes qui accaparent la fonction et la rendent héréditaire. Ainsi naissent les seigneuries de Châtelaillon, Rochefort, Soubise, Mornac, Didonne, Mortagne, Oléron, où l’on voit s’élever les premiers châteaux forts, ainsi que le château comtal de Broue. Au fil du temps, cette surveillance et cette défense des côtes sont assurées par les populations côtières réquisitionnées en cas de conflit. Celles-ci sont également tenues de partager avec le seigneur les biens récupérés sur les navires échoués. Une enquête de 1551, relative à la création d’un port à Royan, souligne les attaques des ennemis du Royaume, en temps de guerre – Anglais, Espagnols, Portugais -, les incursions des brigands et des écumeurs, en temps de paix, et en permanence, les dangers des tempêtes, la violence du vent et l’invasion des sables, autant de risques justifiant la surveillance des côtes.

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code Le Chemin des Douaniers 

 

 

La Maison Blanche 

Murs blancs, piscine entourée d’une jolie terrasse, vue imprenable sur l’océan… La Maison Blanche offre un cadre idyllique. L’établissement, qui a toujours su jouer avec succès la double carte de bar branché et restaurant, est devenu un lieu de référence connu de tous, Royannais et touristes. Quel habitué peut deviner que sur ce même site se trouvait, il y a cinquante ans, une simple cabane en guise de bar ? C’est pourtant bien ainsi que tout a commencé, lorsque Freddy Nicolas et Gustave Lormeau décident, au tournant des années 50, de monter un bar en érigeant une petite cabane. Le lieu, baptisé Altitude Zéro, accueille entre autres, des concerts de jazz à même la plage. 

 

Pour plus de renseignements et des photos : Lien QR code La Maison Blanche